Réactions suite aux attentats de Charlie Hebdo

Les tragiques événements du mois de janvier ont suscité de nombreuses réactions de la part des élèves et des enseignants. Nous tenons à partager avec vous trois d’entre elles qui nous ont particulièrement touchés : l’hommage de l’ENA, la réaction de la philosophe Barbara Cassin et le témoignage d’une enseignante de Seine Saint-Denis.

L’hommage de l’ENA

Suite au drame survenu le 7 Janvier dans les locaux de Charlie Hebdo, les élèves de l’Ecole nationale d’administration (L’ENA) ont décidé de rebaptiser le nom de leur promotion en hommage aux victimes des attentats. Ils ont débattu de 23 heures à 6h30 du matin, dans la nuit du 16 au 17 janvier, avant de voter en faveur du nom de George Orwell. L’auteur est notamment connu pour la son roman 1984, publié en 1949, qui décrit une société placée sous la surveillance étroite d’un régime policier (« Big Brother »), dans laquelle la liberté d’expression n’existe plus.

« Parler de liberté n’a de sens qu’à condition que ce soit la liberté de dire aux autres ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre. » Goeorge Orwell.

(Source : le monde.fr le 19 janvier 2015)

 

« Il y a une faille monumentale dans le système éducatif »

La philosophe Barbara Cassin, interviewée par Libération, explique que l’urgence est à l’apprentissage du jugement et de la critique chez les jeunes. Selon elle il y a une faille monumentale dans le système éducatif. Pour Barbara Cassin, il est important d’apprendre aux adolescents, dès le plus jeune âge, « à lire les textes, à les interpréter, comparer, réfléchir, juger ».

La philosophe explique que l’apprentissage des langues est un outil précieux pour éduquer à la diversité et améliorer la communication. Elle recommande d’encourager la pluralité des langues et de permettre un apprentissage précoce de celles-ci.

(Source : Propos recueilli par Natalie Levisalles le 16 janvier 2015 pour Libération.)

 

Témoignage d’une enseignante en Seine Saint Denis

Plusieurs dérapages ont été observés dans des établissements scolaires suite aux attentats contre Charlie Hebdo ; ce qui a donné lieu à de nombreuses polémiques. Une enseignante de Seine Saint Denis a décidé de témoigner pour combattre les amalgames ainsi que la stigmatisation dont sont victimes les élèves du 93. Elle fait un récit du débat qu’elle a mené avec les jeunes de ce collège classé zone sensible :

« Toutes et tous ont compris. Aucun ne m’a dit : « C’est bien fait »,  « Ils l’ont bien cherché », « Je suis bien content-e ». Aucun. Je n’ai pas eu besoin de les mener à dire quoi que ce soit. Ils l’ont dit eux-mêmes. Les enfants de Seine Saint-Denis ne sont pas des idiots.

Il me semble de mon devoir, aujourd’hui, samedi 10 janvier 2015, de constater que nous avons face à nous une poignée de ces enfants. Et que, parmi tous nos collégiens, une immense majorité est capable d’un discours intelligent, capable d’entendre ce que nous disons, capable d’apprendre. »

(Source : Tailspin, écrit par Marie le 10 janvier 2015)

Crédit photo : Olivier Schaeffer

 

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