La pédagogie inversée : pourquoi un tel engouement ?

La pédagogie inversée : pourquoi un tel engouement ?

Le 3 juillet dernier, CLIC 2016, le premier congrès francophone dédié à la classe inversée, avait lieu à Paris. Fort de son succès, la pédagogie inversée aura ainsi réuni près de 800 enseignants à Paris, majoritairement du secondaire, curieux d’échanger sur leurs façons de pratiquer cette pédagogie innovante.

Mais la pédagogie inversée, qu’est ce que c’est ?

Le contre-pied de la classe traditionnelle

Finis les cours magistraux, les leçons étudiées en classe et les devoirs à posteriori ; ici l’élève est véritablement acteur de son apprentissage. Grâce aux supports fournis par l’enseignant (vidéos, podcasts, diaporamas, lectures), l’élève peut appréhender les notions théoriques avant le cours, s’imprégner de son contenu, et le réinvestir en classe. On parle de « flipped classroom » en anglais, car le jeune étudie d’abord en autonomie, puis en groupe, avec son professeur. L’idée de la méthode est de rendre les enseignants « guides accompagnateurs » plus que « passeurs de savoirs ». Un projet ambitieux, qui ravit les défenseurs de la libre parole voire de l’usage des MOOCs dans l’éducation.

Quels avantages à la pédagogie inversée ?

Pour les jeunes, c’est l’occasion de construire le cours en fonction des incompris de la veille, sorte de brainstorming géant où chacun pose ses questions pour ensuite échanger en petits groupes.

Selon les chiffres, en 1 an, la Khan Academy, véritable institution de la pédagogie inversée et du web apprentissage, 41% des membres sont devenus « avancés et compétents » en maths, contre 23 % un an plus tôt.

Pour les professeurs, la pédagogie inversée est propice au plaisir d’enseigner,  mais aussi une manière de « remettre l'élève et l'interaction humaine au centre de la classe » selon Catherine Becchetti-Bizot, inspectrice générale de lettres.

Les relations sont donc plus détendues, et les résultats scolaires s’en trouvent souvent améliorés.

De plus, si les méthodes varient, la pédagogie inversée s’adapte à la pluridisciplinarité de l’école. Etaient notamment participants au CLIC des enseignants de lettres, de maths, de physique, d’histoire-géographie, de langues.  Tous y voient un moyen de personnaliser l’enseignement.

Comment inscrire ce mouvement pédagogique dans  le système actuel et quelle part laisse-t-on au numérique ?

Le succès du CLIC aujourd’hui interroge l’institution. En effet, seulement 6 enseignants sur 10 se sentent suffisamment préparés au modèle, pour 9 sur 10 dans les autres pays.  Les demandes françaises en terme de formations sont deux fois plus fortes que dans le reste de l’OCDE .

Par ailleurs si le numérique n’est plus la raison première de la pédagogie inversée, il facilite cependant sa démultiplication.

En bref plus qu’une pédagogie, c’est une Philosophie !

Avec pour objectif de redonner aux élèves l’envie d’apprendre et mettre en action leur potentiel !

Source : Le café pédagogique

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