L’éducation bienveillante, bienvenue dans l’ère de l’enfant heureux

L’éducation bienveillante s’inscrit dans un courant plus global : l’optimisme

Cette nouvelle vague éducative nous vient des Etats Unis et s’impose peu à peu en France, notamment grâce au Conseil de l’Europe, qui, en 2008 a invité ses États membres à s’initier à cette pratique. Elle s’appuie sur la psychologie positive qui, à dominante comportementaliste, s’intéresse à notre bien-être et à son origine, plutôt qu’à nos souffrances, ce qui la distingue de la psychanalyse.

Et si on pouvait élever nos enfants dans la joie et la bonne humeur, en s’appuyant sur ces démarches à l’efficacité prouvée ?

Eduquer sans crier

Pourquoi ne pas remplacer la contrainte par le dialogue, le respect, l’affection et la coopération ? L’autonomie, la responsabilité et l’estime de soi de l’enfant sont donc mises en valeur : les piliers fondamentaux d’une vie réussie !

Le principe de la bienveillance est replacé au cœur de l’Education.

La bienveillance, qu’est ce que c’est ? Pour Catherine Gueguen, docteur pédiatre, cela consiste « à porter sur autrui un regard aimant, compréhensif, sans jugement, en souhaitant qu’il se sente bien et en y veillant ». L’enfant doit être vu comme un être qui possède en lui des trésors d’humanité qu’il faut développer.

Une évolution en cours

Ces principes sont de plus en plus largement acceptés et vont dans le sens des pédagogies Montessori et Freinet et des porte-parole d’une éducation non violente (Alice Miller, Olivier Maurel).

Notons que de tout temps, la bienveillance a pu être appliquée par des parents sans le savoir. Catherine Gueguen rappelle néanmoins qu’il peut toujours aujourd’hui exister une malveillance inconsciente due aux habitudes qui ont prévalu pendant des siècles comme par exemple les croyances des parents concernant les punitions qui inciteraient les enfants à mieux se comporter.

Aujourd’hui, de nombreux jeunes parents cherchent à s’adapter à ces nouvelles méthodes d’éducation pour ne pas reproduire l’éducation qu’ils ont reçue : la société les pousse même à imaginer une nouvelle approche de l’éducation.

Les neurosciences prouvent le bien fondé de ces approches

Un argument de poids est venu soutenir ces nouveaux courants éducatifs : des découvertes dans les neurosciences. Les études ont montré que le positif et la bienveillance, permettaient au cerveau de bien se développer contrairement aux attitudes dévalorisantes.

Concrètement ? L’accent doit être mis sur ce que l’enfant fait de bien, plutôt que de relever ce qu’il fait de mal. Ce nouvel abord de l’enfant n’en fait pas pour autant une éducation laxiste. « Nos enfants ne sont pas nos ennemis, il n’y a pas de raison de se battre contre eux », dit Isabelle Filliozat, psychologue. En alliant fermeté et bienveillance, on aborde ainsi une nouvelle façon d’exercer l’autorité. Le cadre est mis par les parents et l’enfant peut y donner son point de vue.

Pour un impact encore plus grand, il reste maintenant à faire connaître ces études au grand public car « ceux avec qui on a été bienveillant et empathique le seront à leur tour » explique Catherine Gueguen. À long terme, une éducation positive pourra changer les relations humaines.

 

Source : La Croix - le 15 septembre 2015

nous contacter

Une question ? Contactez-nous !

Julia Barreau
Mélanie Voisin

06 27 82 05 58
envoyer un message

Inscrivez-vous à la newsletter !

Pour recevoir toutes les informations sur nos activités