L’école de demain est-elle Free ?

Le schéma d’une école unique où les réformes s’adaptent à toutes les écoles sans exception est-il dépassé ? C’est à cette question que Gaspard Koenig, écrivain et président du Think Tank « Génération Libre » essaie de répondre. Dans son article, il met en avant les « Free Schools », des écoles alternatives financées par l’État et offrant une plus grande autonomie et diversité éducative. Ces écoles remportent un franc succès dans de nombreux pays, alors pourquoi pas en France ?

Les « Free-schools »  qu’est-ce que c’est ?

Importées de Suède, largement adoptées au Royaume-Uni et en passe de révolutionner la gestion éducative, les free-schools sont des écoles intégralement financées par le gouvernement, sur la même base budgétaire que les écoles d'État. Elles proposent une solution alternative aux écoles dites « standard », le but étant d’introduire un aspect fondamental dans la gestion de ces écoles - l’autonomie -, et d’offrir une plus grande diversité éducative.

Elles sont généralement fondées par des parents qui désirent offrir un souffle nouveau à l’enseignement, en innovant et en proposant une gestion différente de celle d’une école habituelle.

Si les grandes lignes définies par l'Etat sur le contenu de l'enseignement et les critères d'admission doivent être respectés, ce sont les fondateurs qui décident eux-mêmes de la pédagogie à adopter dans leur école.

Ils peuvent aménager les horaires de cours comme ils le souhaitent, choisir les matières enseignées, décider de la façon dont elles doivent l’être (numérique ou non), et recruter les enseignants qui leur semblent les mieux adaptés, et cela indépendamment de leurs diplômes.

La Free-school de l’intérieur

Afin de mettre en évidence le succès de ces écoles si particulières, l’écrivain Gaspard Koening s’est rendu au sein d’une des toutes premières « free-schools », fondée par Toby Young. Il y découvre une mixité sociale impressionnante et une vie scolaire simplifiée par la pédagogie appliquée. Les conflits sont presque inexistants puisque l’école s’adapte aux élèves. Par exemple il n’existe aucun débat sur le port du voile puisqu’il est autorisé, aucun désaccord non plus sur les horaires qui ont été peu à peu ajustés pour réserver d’avantage de temps à la musique et au sport, ni sur l’interdisciplinarité puisque les élèves dissertent sur des textes de Shakespeare et de Miller dès la sixième.

Dans cette école, l’uniforme est obligatoire et les fauteurs de trouble se voient imposer des cours supplémentaires sur Platon et Machiavel, à la plus grande satisfaction des parents.

Des Free-schools en France ?

En France, on peut observer cette tendance notamment avec les écoles proposant des pédagogies alternatives, telles que Montessori. L’idée étant de permettre aux parents de faire leurs propres choix et d’opter pour une pédagogie adaptée à leurs enfants. Cependant cette liberté de choix n’est pour l’instant offerte que par des établissements privés hors contrat, donc payants.

Avec la Free-School les britanniques nous montrent donc un bel exemple : celui d’un État favorisant au mieux l'égalité des chances réelle.

 

Source : LesEchos.fr par Gaspard Koening le 10/08/2015

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