Être cancre et réussir sa vie, c’est possible ?

« Si tu veux réussir ta vie, il faut bien travailler à l’école ». Cette phrase tant entendue semble être une vérité absolue. Et si on la remettait en cause ? Décalage scolaire et réussite professionnelle sont-ils vraiment incompatibles ? Retrouvez des témoignages d’anciens « cancres » qui ont réussi.

Beaucoup d’élèves en « décalage scolaire »

L’école, telle qu’elle existe aujourd’hui, ne correspond pas à toutes les personnalités. Pour André Giordan, professeur à l’université de Genève (et ancien « cancre » !), l’école est normative et ne permet pas aux gens « hors-norme » de s’épanouir. De nombreuses personnalités inspirantes ou célébrités pourront en témoigner puisqu’elles étaient, elles aussi, en décalage scolaire : Johnny Depp, Bill Gates, Jean-Paul Gaultier, Richard Branson, Agatha Christie, Pablo Picasso et bien d’autres. Tous étaient considérés par leurs professeurs comme des cancres sans avenir, réfractaires à toute forme d’instruction.

À force d’avoir de mauvais résultats, d’être souvent incompris et stigmatisés, les élèves en décalage scolaire peuvent entrer dans un cercle vicieux : « je suis nul, je n’y arriverai jamais, même pas la peine d’essayer, c’est foutu d’avance, je vous l’avais bien dit, l’école n’est pas faite pour moi… ». La confiance en soi en prend un coup !

Comment aider les jeunes à rebondir dans ces conditions ?

Passion et travail sont les maîtres mots. En effet, dans la plupart des cas, ce qui permet le déblocage scolaire/professionnel c’est une envie, une motivation ou une passion.

C’est d’ailleurs ce en quoi nous croyons chez CeQueJeVeuxFairePlusTard : aider les jeunes à renouer avec leurs motivations profondes pour trouver leur voie. Ensuite, le travail vient naturellement : il est un moyen pour accéder à ce qui nous passionne réellement !

Culot et opportunités comme chemin vers le succès

Babette Keller, directrice de Keller Trading SA, a elle aussi occupé les places près du radiateur pendant sa scolarité.

Pourtant meneuse dès son plus jeune âge (y compris pour les bêtises), Babette n’aurait jamais imaginé devenir chef d’entreprise à cause de ses difficultés scolaires. Ecrasée par la pression familiale, elle abandonne son désir de devenir décoratrice d’intérieur pour se diriger vers la vente « comme sa mère ».

Pourtant, quand son père lui transmet une demande de son employeur pour créer des pochettes en coton pour ranger des montres, elle saisit l’opportunité. Elle y prend du plaisir, et d’autres commandes suivent… Puis vient le moment du « culot », celui qui a lancé définitivement sa marque : Babette propose ses produits à tous les grands noms de l’horlogerie, et ça marche !

« En fait, je suis née entrepreneure. Et ce gène, que l’on soit ou non assidu à l’école, on ne peut pas nous l’enlever » explique t-elle.

Transformer les échecs en opportunités

Les élèves en décalage scolaire peuvent aussi avoir de bons résultats. Ce fut le cas de Daniel Rossellat, patron du Paléo Festival qui était plus intéressé par le sport et les copains que par les devoirs, ce qui ne l’empêchait pas d’avoir de bonnes notes.

Il intègre donc une École d’ingénieur, comme il le souhaitait dès le départ. Afin de payer ses études, il travaille tous les soirs et les week-ends comme animateur socioculturel où il a l’occasion d’organiser ses premiers concerts. Un vrai plaisir pour lui ! Ne pouvant gérer les deux activités de front, il a fallu faire un choix. Conseillé par son professeur de mathématiques, il décide de suivre sa passion.

Arrêter ses études, pour Daniel, c’était comme un échec. Et finalement, se lancer corps et âme dans sa passion lui a permis de transformer cet échec en opportunité.

Source : migrosmagazine.ch

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